The Mars Volta - De Loused In The Comatorium (2003)
Il y a quelques années, Omar Rodiguez-Lopez, officiant chez At the Drive-In, nous lâchait la première bombe de son nouveau projet, The Mars Volta. Un nom insolite pour une musique qui ne l’est pas moins. Une musique qui fera office de véritable alien dans le paysage du rock progressif.

Son et Lumière, morceau d’ouverture de ce De Loused In The Comatorium, nous projette illico dans un univers intemporel, venteux et robotisé à la fois. Mélancolique, stressant et beau à la fois, cette petite intro fait en fait partie intégrante du second titre, Inertiatic Esp (en écoute sur le lecteur). Lorsque l’enchaînement se fait, on a envie de crier soit ou fou soit au génie : ruptures de rythmes démentes, guitares déjantées, clavier discordant, le tout sur une voix sublime capable d’envolées assez exceptionnelles… le ton est donné ! Continuant à ce train là durant tout le morceau, enchaînant moments calmes et énervées, le morceau donne bientôt la main à Roulettes Dares (the Haunt of). Dans le même genre que son prédécesseur, ce morceau en laissera plus d’un sur le carreau, tellement les accords et rythmes sont bien trouvés !
On s’essaye ensuite à un tout autre style avec le couple Tira Me A Las Aranas / Drunkships of Lanterns : ici, on débarque en plein univers tribal, accompagné par des grattes endiablées. Il faut attendre 3’50 pour qu’est lieu LA cassure que l’on attendait, soit une véritable explosion toute en batterie lourde, en larsens et en percussions un peu perdues… jusqu’à ce que ça reparte en puissance ! Barré !
Eriatarka, si l’on ne peut parler de morceau calme à proprement parlé, repose les écoutilles, en nous desservant un peu le même genre de recette que Inertiatic Esp. Cicatriz Esp pourrait d’ailleurs en être la suite plus ou moins logique… mais au cours de ces 12’29 minutes qui constituent le morceau, on se dit que non, chaque morceau est unique et ensemble, ces morceau constituent une logique décousue mais magnifique appelée Mars Volta !
This Appartus must be Unearthed et Televators confirment cette logique avec brio, nous faisant encore voyager et penser que The Mars Volta sont vraiment l’une des meilleures découvertes qu’il nous aura été donné d’écouter durant cette dernière décennie !
Take The Veil Cerpin Taxt clot l’album de façon déstructurée bien sûr, mais tout en puissance, en jazz et percussions.
Aux dernières notes, on finit lessivé… si l’on a réussit à aller jusqu’au bout ! Parce que sans vous mentir, écouter un album entier des Mars Volta sans décrocher, surtout la prémière fois, ça relève de l’exploit ! A la manière d’un excellent Tool, il faudra sans aucun doute y revenir plusieurs fois pour bien saisir toutes les subtilités de la chose. Moi-même en écrivant cette chronique, je découvre encore des trucs que j’avais zappés, bien que j’ai ce CD depuis deux ans… Dans tous les cas, l’expérience Mars Volta est à tenter, quitte à y revenir plusieurs fois. Ca serait dommage de passer à côté de ce petit bijou !
Anecdote : le groupe vient de sortir son dernier album le 11 septembre...
Chronique réalisée par Silicate

Visionnez le magnifique clip de Televators :