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Lundi 5 mars 2007

1994. Le présent rédacteur de cet article a à peine 10 ans lorqu'il voit pour la première fois le clip de Glory Box à la TV (à l'époque où M6 était à peu près bien...). Sa soeur lui enregistre la cassette et le rédacteur tombe amoureux de cette musique dont il ne connaît pas encore le style... Mais il est vrai qu'à l'époque, même quelqu'un d'averti et de plus âgé que je ne l'étais n'aurait vraiment pu définir Portishead. Trop vite associé à Tricky et Massive Attack, de par leurs origines communes (Bristol) et leurs relations, le combo fondé en 1991 et mené par Beth Gibbons va vite se démarquer et poser les bases de ce que l'on appellera par la suite le trip-hop, avec un premier album, Dummy. Alliant sonorités jazzy, scratchs et loops, le groupe trompe son monde et navigue au grès de mélodies sombres, mélancoliques, et inquiétantes. Récit d'un voyage...




Titre d'ouverture devenu mythique, Mysterons donne le ton : glauque, sombre, inventif, porté par des loops et une voix incroyable... Portishead ou l'émotion à l'état pur ! Une merveille qui scotche de par ses mixes attirant/inquiétant et instrumentaux.
Sour Times, premier single de l'album (repris de façon dantesque par le groupe Shortie) est tout bonnement hallucinant : déluge de cordes qu'on croirait en fonte venues d'on ne sait où se mélant à des mélodies sublimes... on ne peut que tomber amoureux à l'écoute de ce deuxième titre, bien moins sombre que le premier.
Le troisième titre, Strangers, est dans la veine de ces titres reconnaissable entre mille : dès les premières notes, on sait qu'on a affaire à Portishead. Un savant mélange de jazz et de sons répétés en continu, le tout porté par des guitares psychédéliques. Il nous faut bien ça avant d'affronter l'ignoble It Could Be Sweet. Selon moi, ce titre est le plus nul jamais écrit par le groupe, la tache sur cet album, la chanson qu'ils n'auraient jamais dû composer... L'un d'eux aurait mieux fait de se casser une patte ce jour-là ! On croirait une chanson écrite pour le jour de Noël ! Bref, passons.
Wandering Star nous renvoie directement sur notre petit nuage avec un trip-hop mélancolique et envoûtant, dans lequel se fait entendre le son de batterie si particulier à Portishead. L'enchaînement de scratchs et de loops contribue à nous faire penser "Putain, c'est génial!"
Si It's a Fire, petite ballade sympathique, ne révolutionne rien, Numb est carrément... génial, pharamineux, démentiel... ? Quel adjectif choisir pour cette beauté ? Tout y est bon : les claviers inquiétants, la basse hypnotisante, la batterie implacable, la voix acidulée, le break de scratchs... Peu de groupe peuvent se targuer d'avoir réalisé une telle merveille ! Un bijou à écouter et réécouter sans se lasser !
Alors que Roads nous prend par la main pour une douce ballade, Pedestal nous expulse directement dans un univers bien spécial, où les samples se mêlent à une ambiance jazzy rendant le tout exceptionel !
Continuant sur la ligne de l'étrange, Biscuit nous scotche littéralement : samples psychédéliques sur voix angoissé, le tout desservi par un rythme bien lourd... hallucinant ! On en reveut !
On arrive à la fin de la galette et on le regrette... ou pas : Glory Box, morceau d'anthologie vous transpose directement dans une époque antérieure imaginaire dans laquelle on aurait aimé vivre... Nul besoin de commenter plus ce titre : on ne sais jamais quoi dire devant un chef d'oeuvre !


Avec cette première perle, Portishead nous a offert une chose magnifique, un bijou qui traverse le temps sans s'effriter, une merveille aussi bien appréciée des fans de hip-hop, de jazz, d'électro ou bien simplement de musique !



Chronique réalisée par Silicate

 

 

 

 

 


Visionnez les vidéos de Glory Box et Sour Times

 

 

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