Dimanche 16 juillet 2006
7
16
/07
/2006
19:55
Milieu des années 90. En 96, plus précisément. Eels, auparavant appelé E, nom de star du chanteur et leader du groupe, nous sort son premier véritable album. Une perle acidulée à
la saveur des maux de E qui en laissera plus d'un sur le carreau...
L'album débute comme une vieux disque rayé. Puis débute réellement Novocaine for the Soul et on tombe déjà de haut : mélodie gentillette contrastant
complètement avec des paroles plus que sombres et dépressives... le ton est donné ! On sait déjà qu'on aura à faire à quelque chose hors du commun.
Susan's House est sans doute l'une des chansons ayant la structure la plus bizarre que le groupe ait jamais fait : ligne de basse glauque sur voix étouffée, avant que ne vienne un clavier
assez space pour le refrain, bidouillages un peu partout... Etrange mais percutant !
Une perle vient ensuite : Rags to Rags. L'accord de guitare principal est simple, mais on ne peut s'empêcher de tomber amoureux dès les premières notes !
La voix rauque et lente du chanteur nous séduit par ses paroles critiquant le "american dream. Un monument !
L'attention se décroche un peu lors de la ballade Beautiful Freak. Puis arrive le second monument de l'album.
Not Ready Yet est aussi parfait musicalement parlant que de par les paroles intimes de E, paroles ô combien tristes. On commence alors à comprendre dans quel monde étrange vit ce dernier
et son don à transformer ses peines en perles musicales !
My Beloved Monster se rapprocherait plutôt de Susan's House avec ses changements de rythmes et ses sons bizarres.
La deuxième ballade, Flower, est meilleure que la première, mais on décroche encore rapidement.
Guest List relève le niveau, tandis que E nous livre son sentiment intime de ne pas intéresser qui que ce soit, humainement parlant. Excellent en tout point de vue !
Mental poursuit dans cet esprit en nous confiant une fois des secrets plus que personnels.
Plus calme, plus paisible, Spunky marque une courte pause avant que Your Lucky Day in Hell débute. Dans le même
esprit que Novovaine for the Soul (paroles rudes et sombres sur mélodie gentillette), ce titre nous dévoilant la vision de la vie qu'a le chanteur est
sans doute la troisième merveille de l'album.
Le titre cloturant l'album, Manchild, nous berce tranquillement, tandis que les paroles de faux espoirs naviguent dans notre tête...
Lorsque le CD s'achève, on est sûr de détenir quelque chose de dantesque, dont on veut parler à tout le monde, mais paradoxalement qu'on aimerait garder secret. Un de ces bijoux qui font
également qu'on a peur de s'intéresser aux autres albums du groupe, au cas où ils seraint moins bons... En tous cas, l'une des meilleurs choses que nous ont apportés les 90's, d'autant plus que
ni la musique ni les paroles n'ont prit la moindre ride. Je vous le répète : un bijou !!!
Chronique réalisée par Silicate
Site officiel : http://www.eelstheband.com/
5
A+ et merci
SysT
A l'époque, déjà rien qu'en voyant la pochette, je savais que j'allais aimer! depuis, Susan's House est une de mes chansons préférées.
le truc c'etait que ça devait déchirer les trucs de l'epoque ... mais c'est jamais devenu un enorme groupe .... à plus .... code lwz
I fuck on the first date ....