Mercredi 8 mars 2006
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17:13
Interpol... Rien que le nom intrigue. Quel genre peut bien jouer un groupe ayant un nom pareil ? Dès les premières notes de Untitled, on reconnaît un style brit-pop pur-jus. Mais
loin des clichés convenus que nous imposent les ondes FM, les gars d’Interpol imposent leur style bien à eux. La recette tient dans le fait que les deux guitares jouent toujours une mélodie
différente l’une de l’autre mais s’accordant à la perfection tout en répondant à la basse. La basse a d’ailleurs un rôle des plus important à jouer puisqu’elle ne se contente pas d’être un fond
sonore mais tient elle-même une mélodie, souvent plus intéressante que celles des guitares elles-mêmes. Mais Interpol, c’est aussi une voix particulière, calme, posée tout en restant accrocheuse
quelle soit grave ou aiguë.
Untitled nous fait donc rentrer dans leur univers si particulier sur un morceau toute en longueur, sans pause, lent sans être
ennuyeux, sorte de longue introduction dont on ne souhaite pas voir la fin.
Obstacle 1 nous en montre un peu plus, nous sortant de notre torpeur, mélangeant les tempos, une guitare sur deux se mettant en contre-temps au beau milieu du couplet, la basse
passant d’un registre à l’autre sans que l’on en soit étonné du moins du monde tellement cela semble logique, tout en restant imprévisible… L’un des morceaux-clefs de l’album !
PDA et sa rythmique implacable se lance sur un morceau guilleret, presque gentillet, avant d’entamer un long break débouchant sur une majestueuse outro
toute en guitares, d’où perce une voix comme sortie de ce nuage de notes…
Say Hello to the Angels, l’un des morceau les plus rapides de l’album suit à peu près la même construction que la chanson précédente : un break débouche également sur une outro qui nous
fait découvrir un autre monde que le thème principal de la chanson.
Hands Away est sans aucun doute la chanson la plus mélancolique. La voix n’a ici que peu d’importance, les instruments (et notamment les guitares) créant
à elles-seules toute l’harmonie de ce morceau.
Obstacle 2 provoque le même effet que sa grande sœur avec l’intro : on sort de nouveau d’une douce quiétude pour se remettre à soutenir de notre pied le tempo.
Vient une perle : Stella was a Driver and she was always Down. Cette chanson reprend les éléments de Untitled pour les mélanger à l’énergie de morceaux
plus entraînants. Les guitares se mêlent à la perfection à la basse qui leur répond sans cesse… Une merveille !
Roland surprend par sa fin en chapeau de roues, mais ce n’est rien comparé au dantesque The New. Ce morceau commence toute en douceur, très
lentement, puis la mélodie annonçant le break modifie juste une note pour changer toute l’atmosphère jusque là quasi-féerique et on se dit que ça va être l’apocalypse… et c’est le cas ! Les
guitares discordantes font face à une rythmique impeccable avant d’enchaîner des breaks incroyables, tout en douceur, enchaînant eux-même tour à tour sur un thème musical quasi-parfait !
En guise de conclusion Leif Erikson paraît un peu fade comparé à ce monstre que l’on vient d’écouter…
En définitive, Interpol fait partie de ces groupes vraiment à part dans leur genre, peu connus du grand publique et dont on a qu’une envie : ne les faire découvrir
qu’aux personnes qui le méritent !
Chronique réalisée par Silicate.
Visionnez le clip de Obstacle 1 :
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A+ Sili
SysT
Enfin un groupe qui renoue avec la cold wave de joy division tout en la surpassant! Enfin un groupe qui ose s'affirmer par un rock sombre, froid et sublime à la fois! En trois mots: mélancolie, sobriété et puissance!
Voilà un album qui m'a marqué aussi: l'un des plus réussis de ce début de siècle (surtout "Obstacle 1" effectivement), même si les influences sont très visibles. Mais ce dernier point doit moins déranger les 20-30 ans que les 30-40 qui eux, ont vécu le post-punk et la wave en direct...